Un nouveau point presse de la liste « En avant l’Auvergne : ensemble pour vous » s’est tenu vendredi 5 mars. Sur le thème de la question du développement durable en Auvergne, Brice Hortefeux, tête de liste départementale du Puy-de-Dôme ainsi que ses colistières Anne-Marie Delannoy et Simone Monnerie, avaient donné rendez-vous à la presse à Ambert pour la présentation de cet important volet du « Serment auvergnat ».
Brice Hortefeux a commencé par rappeler que l’Auvergne, sous l’égide du Groupe Union pour l’Auvergne (UPA), a été pionnière en matière d’environnement et de développement durable notamment en adoptant le 7 novembre 1991 une des premières chartes de l’environnement, en créant les 1ères assises régionales de l’environnement en 1992, en nommant un vice pdt en charge de l’environnement, en créant le prix régional de l’environnement, en mettant en œuvre un des premiers plans régionaux de l’environnement en 1994 dans le cadre des politiques contractuelles entre l’Etat et le Conseil Régional d’Auvergne.
> Notre engagement dans ce domaine n’est donc pas nouveau, mais s’inscrit dans une réflexion globale menée depuis de longues années.
Nous pensons que l’écologie est un atout majeur de l’Auvergne et nous ferons du développement durable une compétence transversale à l’ensemble des actions de la région.
Nous croyons à l’écologie facteur de progrès et de croissance (la Croissance verte) qui s’oppose à l’écologie de la décroissance défendue par les verts.
Nous sommes pour une écologie positive, pour l’incitation et non pour la répression.
La majorité de gauche actuelle a adopté des critère d’éco-conditionnalité pour les aides. C’est la politique du tout ou rien. Mais les surcoûts engendrés par une démarche HQE, par exemple, sont un frein à la réalisation de projets, même subventionnés.
Nous préférons mettre en place pour tous nos programmes un système d’éco-bonus, qui sera une incitation à s’inscrire dans une démarche de développement durable.
Nos propositions :
1 – Organisation d’un « Grenelle » régional de l’environnement, réunissant largement les acteurs économiques, syndicaux, associatifs pour définir des objectifs partagés en matière de Développement durable.
2 – La Croissance verte : l’écologie facteur de développement économique et de créations d’emploi
Préparer l’arrivée de la voiture électrique
- Prime de 1 000 euros pour l’achat de véhicules électriques par des particuliers, entreprises et collectivités en complément de la prime de l’Etat
- Aider les communes à financer l’installation de bornes de rechargement
- Equiper les parkings des gares TER de bornes de rechargement
- Participer à l’appel d’offres national pour les véhicules décarbonés afin d’équiper les services régionaux
Objectif –20% sur les factures d’énergie pour le logement
Nos concitoyens veulent agir pour le développement durable mais parfois ils voient surtout le côté « punitif » de l’écologie : des coûts, des investissements, dont ils ne voient pas assez le retour.
Le gouvernement a lancé une action de lutte contre la précarité énergétique avec un plan pour diminuer la consommation d’énergie des personnes en situation de précarité énergétique (qui cumulent faibles revenus et mauvaise performance thermique des logements).
Nous proposons d’aller au delà :
> un volet social, la réduction de la précarité énergétique : aides pour les personnes consacrant une part trop importante de leurs revenus aux dépenses d’énergie, pour améliorer les performances énergétiques
> un volet général : avances régionales sans condition de ressource, en complément de l’éco-prêt à taux zéro gouvernemental
> une prime régionale pour l’achat d’un logement BBC, bâtiment basse consommation, qui correspond au niveau le plus élevé du label Haute Performance Energétique
> Aides régionales aux organismes HLM pour rénover les bâtiments énergivores
> Aides bonifiées aux communes qui densifient les logements aux abords des gares (pour favoriser l’utilisation du train) et qui construisent des bâtiments basse consommation.
> Plan Energie Climat Auvergne (en direction des entreprises, des bâtiments communaux, des bâtiments agricoles, bâtiments scolaires)
Triple objectif de ces mesures :
> Diminuer les consommations d’énergie des bâtiments
> Accroitre le pouvoir d’achat des ménages en diminuant leurs charges de chauffage
> Favoriser l’emploi dans le BTP, avec, en complément, la mise en place de formations ou/et de stages sur l’appropriation des nouvelles technologies et des nouveaux matériaux dans les secteurs du bâtiment, de la construction et des travaux publics
4 000 emplois verts d’ici à 2014
Il ne s’agit pas de créer un énième programme d’emplois aidés.
Mais il s’agit d’inciter les acteurs économiques et institutionnels (entreprises et administrations territoriales) à s’inscrire les démarches écologiques dans leurs actions, leurs modes de production et leurs modes de gestion.
Les entreprises ou administrations qui souhaitent mettre en œuvre de telles démarches peuvent être arrêtées par le coût que cela peut engendrer (notamment en termes de recrutement).
La Région les aidera à mener à bien leurs projets en aidant au recrutement de personnels nécessaires.
Agir pour la formation et l’emploi
> Création d’un Institut français du développement durable. A l’instar de l’IFMA, il s’agit de créer une école d’ingénieurs de niveau national et européen sur les métiers du développement durable (bâtiments, énergie, déplacement, industrie mécanique ou chimique)
> Mise en place de formations ou/et de stages sur l’appropriation des nouvelles technologies et des nouveaux matériaux dans les secteurs du bâtiment, de la construction et des travaux publics (cf supra), pour que les entreprises de BTP soient à la pointe de la connaissance dans ces domaines.
> Création de bourses Docteur Ingénieur Développement Durable pour les disciplines touchant aux sciences du vivant
Préservation des sites et des espaces naturels
> Nous poursuivrons les politiques engagées.
> S’agissant de l’eau et des milieux aquatiques, nous lancerons un grand programme « Rivière Allier, dernière rivière sauvage d’Europe » qui alliera environnement-économie-recherche-tourisme.
> La Région s’investira dans les Commissions locales de l’eau aux côtés des autres partenaires.
> Nous créerons une Maison de la rivière Allier et une Maison de la rivière Dordogne qui serviront de lieu de formation tant pour les techniciens de l’eau, que pour les animateurs et acteurs du tourisme.
> Nous créerons un Plan de sauvegarde des espèces protégées (faunistique et floristique) en lien avec les conservatoires existants. Des expositions seront réalisées en direction des publics scolaires et des touristes selon des actions adaptées au public.
> Création d’une antenne d’Institut Technique et Scientifique de l’abeille travaillant sur les causes du déclin de l’abeille.

