
Deux réunions thématiques se sont succédées les 1er et 2 mars 2010, consacrées respectivement au désenclavement de l’Auvergne et au projet métropolitain, tous deux fortement imbriqués. Lors de ces deux rencontres, plusieurs colistiers sont intervenus devant le public pour présenter les points clefs de ces thèmes et surtout les perspectives qu’ils donnent à l’Auvergne.

C’est tout d’abord par un constat que Stéphanie Flori-Dutour et Claudine Laffaye ont commencé. En effet, en regardant aujourd’hui notre belle région, nous ne pouvons que constater les difficultés que nos concitoyens rencontrent chaque jour dans leurs déplacements, leur métier, leurs activités de formation, ou dans la recherche d’un nouvel emploi.
Tous les projets semblent en panne, alors qu’il y a quelques années, le président de région Valéry Giscard d’Estaing multipliait les inaugurations des réalisations de la Région : lycée Descartes, Zénith d’Auvergne, Vulcania, la Grande Halle d’Auvergne et la liste est encore longue…
C’était avant 2004. La région était alors ambitieuse, se tournait vers l’extérieur, devenait attractive, agrandissait ses voies de communication, son aéroport et avait des projets tournés vers l’avenir !
Mais depuis 2004, l’actuel exécutif régional a mis la région en panne. Il y a ainsi deux politiques qui s’affrontent : l’une qui freine les projets ou concentre tous les investissements sur la ville préfecture en demandant aux communes périphériques de financer – il suffit de regarder ce qui se passe à Clermont Communauté -, l’autre qui au contraire souhaite bâtir des équipements d’avenir pour le développement, l’attractivité et l’emploi.
La mandature qui s’ouvre sera une période capitale pour l’avenir de la région et des communes de l’agglomération clermontoise. La vision que proposent et soutiennent Alain Marleix, Brice Hortefeux et leurs colistiers, fera de la région Auvergne une métropole de dimension Européenne. Grâce à l’action volontariste de Brice Hortefeux, avec l’arrivée du TGV, Clermont Ferrand sera à moins de 2 heures de Paris et à moins d’une heure et demie de Lyon : enfin plus près de Paris que Paris de Londres ! Il faut donc anticiper dès maintenant et préparer l’ouverture de Clermont à l’Europe pour qu’elle soit un véritable moteur de développement économique bénéficiant à tout le territoire régional.

Pour rendre l’Auvergne accessible, il faut achever le désenclavement routier de notre région, avec une participation financière de l’Etat, à l’instar de ce que font toutes les autres régions de France, à l’exception de l’Auvergne ! La raison invoquée par l’actuel président de région socialiste? « Pas la compétence de la Région ». Une vue d’esprit visiblement non partagée ailleurs et dont les auvergnats font les frais, avec des axes surchargés, peu sûrs et inadaptés à la vision d’une Auvergne attractive. A l’inverse, la liste « En avant l’Auvergne : ensemble pour vous » propose de renégocier à la hausse l’aide de l’Etat en faveur de la région Auvergne et de s’engager sur un plan de financement des routes sur 4 ans.
Concernant le transport ferroviaire, nous nous inscrivons dans une approche multimodale (routier ferroviaire aérien) répondant au Grenelle de l’Environnement et dans laquelle la Région sera un acteur majeur. L’objectif sera d’irriguer l’Auvergne, de permettre des déplacements sûrs et confortables pour tous, et bien entendu de préparer et anticiper l’arrivée du TGV, tout en rénovant les voies et en améliorant les gares (notamment leur accessibilité aux personnes handicapées). Ici aussi, nous nous plaçons à l’opposé de l’attitude de l’actuel exécutif régional qui se résume à un mot pour ces 6 dernières années : désengagement. Concernant le TGV, il s’agit de préparer son arrivée dés maintenant. Pour cela, nous mettrons en place une commission spécifique TGV qui devra anticiper les retombées en termes économiques et d’équipements, ainsi que l’attractivité économique/sociale/culturelle générée par l’arrivée de ce projet dans notre région. Il s’agira également de constituer un fond de réserve, ainsi que de défendre ce dossier auprès des hautes instances de Bruxelles afin d’obtenir des aides au financement. Enfin, le tracé devra être optimisé afin d’assurer la desserte des villes de l’Allier en plus de Clermont Ferrand. Notre souci principal dans la conduite de ce projet est le consensus et la détermination, à l’opposé de l’attitude de récupération politicienne qui fut celle de l’actuel président de région Auvergne, qui en 2007 déclarait encore l’impossibilité d’une ligne grande vitesse en Auvergne, assimilant notre région à un cul de sac !
Enfin, il est un autre désenclavement à achever, à savoir celui du numérique. Initié bien avant 2004 par Valéry Giscard d’Estaing, il s’agit maintenant d’assurer la couverture Très Haut Débit de toute la région Auvergne. Parce que le Très Haut Débit renforcera les services publics, les services de santé et le tourisme, mais aussi parce qu’il favorisera les échanges, la culture et le développement du télétravail, il signera la fin de l’isolement de nos communes et contribuera à une attractivité plus grande de l’Auvergne. Cet autre grand projet du « Serment auvergnat » devra être défendu avec volontarisme au sommet de l’Etat, afin que le désenclavement numérique de l’Auvergne soit inscrit dans le cadre du Grand Emprunt.

On le voit, la Région se doit d’investir dans le projet métropolitain et favoriser la constitution d’une métropole d’équilibre au centre de la France. Cette métropole, afin de pouvoir être inscrite au plan national – actuellement, il y a 10 métropoles inscrites au niveau national mais Clermont Ferrand n’y figure pas – doit intégrer dans son périmètre l’axe Vichy–Thiers–Clermont Ferrand–Brioude, soit l’équivalent d’une population de plus de 400000 habitants. Cette condition est implicite pour pouvoir être reconnue comme telle d’un point de vue européen et donc être susceptible de bénéficier d’aides financières. Enfin, elle devra fonctionner en réseau avec d’autres grandes villes de la région Auvergne : Moulins, Montluçon, le Puy, Yssingeaux, Saint-Flour, Aurillac.

Cependant, nous disons non aux impôts nouveaux et aux grands équipements réservés à la seule ville de Clermont Ferrand, non à la concentration des pouvoirs entre les mains d’une seule personne ou d’une seule équipe, non encore à une couche supplémentaire au millefeuille territorial et enfin non à une métropole qui serait une opportunité dédiée uniquement à la résolution des difficultés financières de l’agglomération clermontoise !
A ce cercle infernal, la liste « En avant l’Auvergne : ensemble pour vous » propose le cercle vertueux de l’investissement durable, de la mise en place d’un programme dédié aux équipements pour préparer l’arrivée du TGV, d’une politique de l’habitat durable, d’une aide à l’installation de commerces et de services en centre ville, de la création d’une charte de haute qualité urbaine, d’un campus international et d’un hôtel d’entreprises de hautes technologies !

Ainsi ce projet métropolitain permettra
- D’assurer le rayonnement de l’Auvergne au niveau européen
- De promouvoir un développement économique à haute valeur ajoutée
- De renforcer l’attractivité de la région par l’emploi et le recrutement de cadres de très haut niveau
- De développer la recherche et l’enseignement supérieur
- D’accroitre l’offre culturelle et sportive
Ce doit être un projet qui dépasse la seule agglomération de Clermont et qui irrigue l’ensemble de l’Auvergne et toutes ses entreprises sur tous ses territoires.
Ces deux réunions thématiques se sont poursuivies par des questions/réponses entre les colistiers intervenants et l’assistance, avant de s’achever autours d’un apéritif.
